À l’époque, en septembre 2018, Sony Interactive Entertainment lançait une bêta multiplateforme de Fortnite sur PlayStation 4. Un tournant : pour la première fois, la console de Sony ouvrait la porte au cross-play, longtemps refusé aux joueurs PS4.
Jeu, progression et achats partagés
Cette bêta constituait une première étape. Elle autorisait le jeu, la progression et le commerce multiplateformes entre PlayStation 4, Android, iOS, Nintendo Switch, Xbox One, Microsoft Windows et Mac. Concrètement, un joueur pouvait retrouver son compte, ses achats et ses cosmétiques quelle que soit la machine utilisée, et affronter ou coéquiper des amis sur d’autres plateformes. La déclaration officielle avait été portée par John Kodera, alors président et directeur général de Sony Interactive Entertainment.
La fin d’un blocage historique
L’annonce mettait fin à une situation qui avait irrité la communauté pendant des mois. Jusque-là, Sony empêchait les possesseurs de PS4 de jouer avec les utilisateurs Xbox One ou Switch, et bloquait même la connexion d’un compte Epic déjà associé à une PlayStation. La pression des joueurs, conjuguée au poids commercial phénoménal de Fortnite, a fini par faire céder le constructeur. Ce revirement a ouvert la voie à la généralisation du cross-play dans l’industrie, aujourd’hui devenu un standard sur la plupart des jeux en ligne.
Un précédent pour toute l’industrie
En acceptant le jeu croisé sur son titre le plus populaire du moment, Sony a créé un précédent difficile à ignorer pour ses autres licences. Les années suivantes, le cross-play s’est imposé sur des jeux comme Call of Duty, Rocket League ou Apex Legends. Pour d’autres retours sur les grands jeux de service, à lire aussi : The Witcher 3 : Songs of the Past et l’arrivée de Palworld 1.0.
Pour aller plus loin
Pour jouer à Fortnite dans les meilleures conditions : une carte V-Bucks, une manette sans fil et un casque gaming.
