Le 12 août 2026, la Lune viendra se glisser entre la Terre et le Soleil pour offrir à l’Europe une éclipse solaire totale, la première visible depuis le continent depuis 1999. La bande de totalité traversera la Sibérie orientale, l’est du Groenland, la côte ouest de l’Islande et le nord de l’Espagne, avec un bref passage sur l’extrême nord du Portugal. En France, le phénomène sera partiel, mais remarquable : dans l’ouest et le sud du pays, la Lune masquera presque tout le disque solaire, juste avant le coucher.
Un rendez-vous que l’Europe attendait depuis 1999
La dernière éclipse totale observable depuis l’Europe continentale remonte au 11 août 1999, lorsque l’ombre de la Lune balaya la France, l’Allemagne et une partie de l’Europe centrale. Celle de 2026 arrive près de vingt-sept ans plus tard. La totalité durera au maximum 2 minutes et 18 secondes, et pour la plupart des observateurs situés sur la bande d’ombre, le Soleil restera entièrement caché moins de deux minutes. La particularité de cette année tient à la position de l’événement dans le ciel : dans les pays européens, la phase maximale coïncide avec le coucher du Soleil, très bas sur l’horizon.
En France, une éclipse partielle très marquée
Depuis la métropole, la totalité ne sera pas visible, mais l’occultation atteindra des niveaux rarement observés. Selon les régions, plus de 95% du disque solaire sera masqué, jusqu’à 99% dans l’ouest et le sud. À Toulouse, l’occultation grimpera à 97,9%, contre 92,2% à Paris. Le début de la phase partielle est prévu vers 19h23, et le maximum vers 20h20, alors que le Soleil sera déjà proche de l’horizon. Mieux vaut repérer à l’avance un horizon ouest bien dégagé pour ne rien manquer.
La totalité traverse le nord de l’Espagne
Pour voir le disque solaire disparaître entièrement, il faudra rejoindre la bande d’ombre. En Europe, elle traverse le nord de l’Espagne et s’achève sur les Baléares, où le jour cédera la place à la nuit pendant moins de deux minutes. La totalité se produira au coucher du Soleil, ce qui rend le spectacle singulier mais impose de trouver un point de vue bien ouvert vers l’ouest. L’ESA a prévu une retransmission de l’événement depuis l’observatoire de Javalambre, en Aragon.
Observer l’éclipse en toute sécurité
Regarder le Soleil à l’œil nu, même largement occulté, provoque des lésions oculaires irréversibles. Il faut des lunettes certifiées à la norme ISO 12312-2 ou des filtres solaires adaptés aux télescopes et aux jumelles ; les lunettes de soleil ordinaires ne protègent en rien. Lors d’une éclipse partielle, le disque n’est jamais totalement couvert : la protection doit rester en place pendant toute la durée du phénomène. Seuls les observateurs placés sur la bande de totalité peuvent la retirer, et uniquement durant les quelques secondes où le Soleil est entièrement masqué.
L’été 2026 a été riche en actualités venues du ciel : des petits points rouges repérés par le télescope James Webb à la mission Chang’e 7 vers le pôle sud lunaire. Retrouvez tous les articles dans la rubrique Science de SubwayPress. Le tracé de l’ombre est aussi détaillé sur le site du CNES.
