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Test Watch Dogs 2 — DedSec révolutionne San Francisco

Watch Dogs 2 change totalement de cap par rapport au premier opus. Ubisoft Montreal troque le Chicago gris et austère d’Aiden Pearce contre un San Francisco ensoleillé, coloré et militant. Sorti en novembre 2016, le titre place au centre de la scène DedSec, le collectif de hackers qui luttait dans l’ombre du premier jeu.

Le joueur incarne Marcus Holloway, jeune hacker afro-américain fraîchement recruté par DedSec. Son objectif : démanteler le ctOS 2.0, la nouvelle version du système de surveillance qui règne sur la baie. L’équipe se compose de Sitara l’artiste engagée, Wrench le mécanicien masqué, Josh le codeur autiste et Horatio le doyen bienveillant. Tous ces personnages apportent de l’humour, de la chaleur et une dimension amicale qui manquait au premier Watch Dogs.

San Francisco dans toute sa splendeur

L’open world couvre San Francisco, Oakland, la Silicon Valley et Marin County. Les quartiers emblématiques sont reproduits avec soin : Golden Gate Bridge, Alcatraz, Pier 39, Lombard Street, les collines vertigineuses du centre. Les ambiances sonores et visuelles changent selon les zones, du hipster de Mission District aux géants tech de la Silicon Valley. Le cycle jour-nuit et les effets météo ajoutent du caractère à chaque sortie.

Marcus dispose d’un arsenal renouvelé : un drone quadricoptère pour la reconnaissance aérienne, un robot araignée sur roulettes qui se faufile sous les meubles, des explosifs imprimés en 3D et un Taser longue portée. Les armes à feu existent mais le jeu encourage les approches non létales — le hack à distance, l’infiltration silencieuse, la manipulation des ennemis entre eux. L’arbre de compétences DedSec débloque progressivement ces outils via les « followers » gagnés en complétant des missions.

Un multijoueur ambitieux

Le mode multijoueur amorce plusieurs activités. Les courses à pied coopératives jusqu’à quatre joueurs s’enchaînent sur les toits, les toits et dans les rues de San Francisco. Les duels de hacking opposent deux joueurs sur la carte principale, chacun devant localiser et neutraliser l’autre avant la fin du temps imparti. Les invasions PvP asymétriques reprennent le principe du premier opus : un joueur hacké débarque dans la partie d’un autre pour pirater son profil.

La bande-son mélange hip-hop, électro et rock indé californien pour coller à l’ambiance. Les dialogues sont souvent drôles, rythmés et portés par un doublage anglais solide. Ubisoft a prolongé l’expérience avec plusieurs extensions : Human Conditions sur la médecine et la tech, No Compromise dans le Glitch et l’excellent Bad Blood qui ramène Aiden Pearce du premier opus. Watch Dogs 2 s’impose comme la meilleure incursion de la franchise avant Watch Dogs Legion.

Un message politique assumé

Watch Dogs 2 va plus loin que la simple aventure d’action. Le scénario aborde la collecte massive de données personnelles, la manipulation algorithmique des élections, l’évasion fiscale d’un milliardaire local clairement inspiré d’Elon Musk, et les dérives de la tech sectaire californienne. Ubisoft Montreal a choisi de traiter ces thèmes avec un ton décontracté plutôt que pesant, ce qui a permis au jeu de toucher un public large sans tomber dans le pamphlet. Le résultat reste l’un des rares titres AAA à parler frontalement de surveillance numérique avec une vision politique cohérente.

Réception et héritage

Côté technique, la version PS4 Pro et Xbox One X tournent en 1440p upscalé en 4K avec des reflets améliorés sur les vitres et les voitures, le tout à trente images par seconde stables. Le jeu a vendu environ dix millions d’exemplaires et a inspiré directement Watch Dogs Legion en 2020, qui a poussé l’idée de la communauté de hackers à l’extrême en permettant de recruter et jouer n’importe quel passant londonien. La note de neuf sur dix salue un titre qui a réussi à transformer une suite mal accueillie en marque de référence du monde ouvert urbain.

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Points positifs
  • San Francisco superbement reconstitué
  • Équipe DedSec attachante
  • Arsenal non létal varié
  • Ambiance lumineuse et humour réussis
Points négatifs
  • Conduite arcade perfectible
  • Scénario parfois dispersé
  • Serveurs multijoueurs instables au lancement
Verdict
Watch Dogs 2 transcende le premier opus grâce à son ambiance californienne, son équipe DedSec attachante et un gameplay de hacking enfin ludique.
8
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L'auteur
Passionnée par les jeux de rôle japonais, un genre qu’elle a découvert grâce à la saga Final Fantasy et approfondi avec les chefs-d’œuvre sortis ces dernières années, elle s’intéresse au retrogaming, en rejouant à de vieux classiques tels que Monkey Island, Prince of Persia ou d’anciens chefs-d’œuvre signés Nintendo. Antonella a débuté sa carrière de journaliste en Italie, en travaillant pour Gamerepublic, PS Mania et Pokémon Mania. Elle s'installe en France pour étudier la programmation web : c'est grâce à ce parcours atypique que naît Subway Press.
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