Les hackers se sont montrés redoutables, même face au géant Nintendo. En détournant la Nintendo Switch, ils sont parvenus à installer le système d’exploitation Linux sur la console. Le problème s’annonçait difficile à corriger, car c’est le processeur lui-même qui était en cause.
Une faille au cœur du processeur Nvidia
La faille a été découverte par l’équipe de hackers fail0verflow, qui a exploité directement le processeur au cœur de la machine. Le système a été détourné pour lancer Linux à la place du logiciel officiel de la console. Le composant étant fabriqué par Nvidia, une correction logicielle classique restait impossible : seule une future révision de la puce pouvait fermer la porte. À l’époque, l’ensemble des quinze millions de consoles déjà vendues était concerné.
Un précédent déjà connu
Ce n’était pas la première alerte pour la console. Quelques mois plus tôt, des hackers avaient déjà accédé au noyau du logiciel, ce qui permettait de lancer d’anciens jeux ou des créations maison. L’engouement autour du homebrew accompagnait ainsi, dès les débuts de la Switch, la crainte du piratage.
Ce qui s’est passé ensuite
Cette vulnérabilité, liée au chargeur de démarrage de la puce Tegra, s’est révélée impossible à corriger sur les unités déjà en circulation. Nintendo a réagi en révisant discrètement le matériel au cours de l’année 2018, avec des consoles « patchées » immunisées contre l’exploit. Les modèles lancés par la suite, dont la Nintendo Switch Lite en 2019, intégraient d’emblée cette protection. Pour d’autres actualités, consultez notre rubrique Jeux vidéo.
Où trouver la console
Quelques références utiles autour de la machine de Nintendo :
