Présenté à la VGX de décembre 2013 par Sean Murray et ses quelques collaborateurs d’Hello Games, No Man’s Sky a tout d’abord fasciné la presse spécialisée par la promesse d’un univers procédural composé de dix-huit trillions de quatrillions de planètes. Le jeu, sorti le 9 août 2016 sur PlayStation 4 puis quelques jours plus tard sur PC, a ensuite connu une trajectoire rare : un démarrage difficile, suivi d’une remontée progressive grâce à une dizaine de mises à jour gratuites.
D’un petit studio anglais à la scène mondiale
Hello Games, fondé en 2008 à Guildford, au sud de Londres, par Sean Murray, Grant Duncan, Ryan Doyle et David Ream, s’était fait remarquer avec la série Joe Danger. Après deux épisodes arcade, l’équipe a décidé de se lancer dans un projet radicalement différent. Murray voulait un jeu qui donne au joueur la sensation de découvrir une planète vraiment inconnue, inspirée des couvertures de romans de science-fiction des années soixante-dix. La génération procédurale constituait le cœur du concept : chaque joueur pouvait atterrir sur une planète que personne d’autre n’avait jamais visitée.
La rencontre avec Sony en 2014 a propulsé le projet sur les scènes internationales. Le trailer diffusé pendant la conférence de l’E3 a fait de No Man’s Sky l’une des exclusivités les plus attendues de la PlayStation 4. Pendant deux ans, Sean Murray a multiplié les entretiens et les apparitions, tout en gardant sous silence certains aspects du gameplay, notamment la question du multijoueur. Cette communication ambiguë a ensuite pesé au moment du lancement.
Un lancement compliqué et un rebond inattendu
À la sortie, en août 2016, les joueurs ont constaté que plusieurs fonctionnalités annoncées manquaient à l’appel : pas de rencontre entre joueurs, peu d’interactions avec les PNJ, une boucle de gameplay plus répétitive que prévu. La réception critique s’est divisée et Hello Games a subi des mois difficiles, entre remboursements et critiques virulentes sur les réseaux sociaux. Sean Murray est resté silencieux pendant plusieurs mois, jusqu’à la publication de la première grande mise à jour, Foundation, en novembre 2016.
Depuis, Hello Games a publié plus d’une vingtaine d’expansions gratuites : Pathfinder, Atlas Rises, NEXT (qui a introduit le multijoueur en 2018), Beyond, Origins, Companions, Prisms, Frontiers, Endurance, Echoes et Worlds Part I en 2024. Chaque mise à jour ajoute des mécaniques, des biomes, des véhicules ou des créatures apprivoisables. Le jeu est désormais disponible sur PlayStation 4 et 5, Xbox One et Series, PC, Nintendo Switch, iPad et Mac, ainsi que sur PlayStation VR et PlayStation VR2.
Un cas d’école dans l’industrie
No Man’s Sky est souvent cité comme exemple d’un jeu qui a su regagner la confiance de sa communauté grâce à un travail de longue haleine. Hello Games, resté un studio d’une vingtaine de personnes, continue de publier des mises à jour gratuites sans augmenter le prix du jeu. Sean Murray a repris les conférences publiques à partir de 2019 et a annoncé en 2023 le développement de Light No Fire, un projet situé à l’échelle d’une planète entière inspirée de la Terre.
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