DOOM, publié par id Software et Bethesda Softworks en mai 2016, est arrivé sur PC, PS4 et Xbox One avant d’être porté sur Nintendo Switch et les consoles Series. Le jeu relance la saga après le plus sobre DOOM 3 de 2004 et redonne au FPS sa fureur originelle.
Un Slayer réveillé sur Mars
Le joueur incarne le Doom Slayer, réveillé dans une installation de l’Union Aerospatiale Martienne envahie par les démons. L’intrigue reste secondaire : id Software mise sur le rythme de combat rapide, les exécutions au corps à corps appelées Glory Kills et une progression qui récompense l’agressivité. Olivia Pierce, directrice scientifique de l’UAC, a ouvert un portail vers l’Enfer pour exploiter une nouvelle source d’énergie. Le résultat tient en quelques mots : la base est tombée, les démons règnent, le Slayer doit tout nettoyer.
Glory Kills et boucle de gameplay
La mécanique centrale s’appelle Push Forward Combat. Le Slayer ne se planque pas, il avance, et chaque ennemi étourdi peut être achevé d’un coup de poing ou de tronçonneuse pour récupérer munitions et points de vie. Cette idée simple change toute la grammaire du FPS moderne : la santé ne se régénère pas en restant immobile derrière un muret, elle se gagne en restant offensif. Le rythme s’envole, les arènes se succèdent, et le joueur passe son temps à jongler entre fusil à pompe, mitrailleuse, lance-roquettes et BFG 9000 selon la portée et le démon en face.
La signature sonore de Mick Gordon
La bande-son composée par Mick Gordon mélange métal industriel, basses saturées et nappes électroniques. Elle suit dynamiquement l’action : tant qu’aucun démon n’apparaît, le silence règne, mais dès qu’une arène s’active la guitare déchire les enceintes. Le travail sonore est devenu une référence et a remporté plusieurs récompenses, notamment aux Game Awards 2016. Le bestiaire reprend les démons cultes de la série — Imp, Pinky, Cacodemon, Mancubus, Revenant, Cyberdemon — révisés pour des affrontements en 3D rapides et lisibles.
Une campagne dense, un multijoueur en retrait
La campagne solo dure une quinzaine d’heures et alterne missions sur Mars et incursions en Enfer. Les niveaux cachent des cartes secrètes inspirées du DOOM original de 1993 jouables en intégralité, des power-ups Demon Rune et des runes d’amélioration permanente. Le mode SnapMap permet de créer ses propres niveaux avec un éditeur graphique. Le multijoueur, confié à Certain Affinity, a reçu un accueil tiède : modes classiques, progression lente, équilibrage discutable. Bethesda a corrigé le tir avec des mises à jour gratuites mais la communauté est restée centrée sur la campagne.
Un héritage qui a relancé la marque
DOOM 2016 a vendu plus de quatre millions d’exemplaires en moins d’un an et a remis id Software au centre de la scène FPS. Sa formule a été reprise et étendue dans DOOM Eternal en 2020, qui pousse l’agressivité encore plus loin. Sans le succès critique et commercial de cet opus, la suite n’aurait probablement pas vu le jour avec autant d’ambition. La note de neuf sur dix récompense un solo qui a redéfini le FPS déchaîné et démontré qu’un jeu d’arcade pur peut encore avoir sa place en 2016.
Acheter sur Amazon
- Jeux PlayStation 5 best-sellers
- Jeux PlayStation 4 best-sellers
- Jeux Xbox Series X|S best-sellers
- Jeux PC best-sellers
Subwaypress est inscrit au Programme Partenaires Amazon EU. Les liens marqués peuvent générer une commission sans coût supplémentaire pour vous.
