Sorti en avril 2014, Devastation était le deuxième pack de contenus téléchargeables de Call of Duty: Ghosts. Plus de douze ans plus tard, le DLC reste surtout connu pour une surprise que personne n’avait vue venir : la présence jouable du Predator, la créature mythique des films de chasseurs extraterrestres, dans le mode Extinction. Retour sur une extension qui marqua un tournant dans la stratégie de monétisation d’Activision.
Un DLC pensé pour les joueurs multijoueurs réguliers
Le pack Devastation comprenait quatre cartes multijoueur : Collision, Behemoth, Ruins et Unearthed, la dernière étant une refonte fidèle de la mythique Dome de Call of Duty: Modern Warfare 3. Cette mise à jour d’une map classique renforçait la dimension nostalgique du contenu, tout en attirant les fans de longue date de la franchise. Unearthed introduisait également des éléments de gameplay inspirés du mode Extinction, avec des zones destructibles qui faisaient apparaître des nuages de vapeur chaude capables de ralentir les adversaires.
Predator : le coup de théâtre du pack
La carte Ruins, située au cœur d’un temple maya en pleine jungle, intégrait un événement scénarisé aléatoire : lorsque les joueurs atteignaient un certain nombre de points dans la partie, le Predator apparaissait. L’un des combattants se transformait alors temporairement en créature extraterrestre, dotée de la signature lame et de l’arme plasma épaulière. Ce partenariat entre Infinity Ward et 20th Century Fox prolongeait une tradition Activision déjà initiée avec RoboCop dans Ghosts, et avec Michael Myers dans Call of Duty: Ghosts Onslaught.
Extinction : Mayday, le deuxième chapitre
Le mode coopératif Extinction, qui avait fait son apparition dans Ghosts en novembre 2013, recevait avec Devastation son second épisode intitulé Mayday. Situé sur un porte-conteneurs abandonné au large de l’Australie, Mayday introduisait deux nouveaux types de Cryptides : le Kraken, un boss géant tentaculaire, et les Cryptides aquatiques. Cet épisode préparait l’arrivée des packs suivants, Invasion et Nemesis, qui formèrent la saga narrative complète d’Extinction. Pour une vue d’ensemble, consultez la fiche technique dédiée à Call of Duty: Ghosts.
Le prix du DLC et la polémique du season pass
Devastation fut vendu 14,99 euros à l’unité, ou inclus dans le Season Pass à 49,99 euros qui regroupait les quatre extensions prévues pour Ghosts. Cette politique tarifaire, combinée à une exclusivité temporaire Xbox One et Xbox 360 d’un mois, avait suscité la colère des joueurs PlayStation et PC. Activision défendait le modèle comme une continuité des partenariats précédents avec Microsoft, mais c’est cette expérience qui poussa Sony à conclure plus tard ses propres accords d’exclusivité avec les éditeurs d’action-aventure.
Le mode Extinction et la saga après Ghosts
Le mode Extinction, introduit par Ghosts et prolongé par Devastation, marqua la première expérience d’Infinity Ward dans le jeu coopératif orienté survie en dehors du traditionnel mode Zombies de Treyarch. L’expérience ne fut jamais reconduite dans les Call of Duty suivants, le studio préférant se consacrer à la série Infinite Warfare puis au retour de la franchise Modern Warfare. Douze ans plus tard, Devastation reste un marqueur d’une époque où Activision expérimentait les partenariats pop culture les plus improbables.
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