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Test Call of Duty: Advanced Warfare — la saga passe à la vitesse supérieure

Call of Duty: Advanced Warfare marque un tournant pour la saga d’Activision. Le studio Sledgehammer Games, qui avait coécrit Modern Warfare 3, prend ici les rênes pour livrer un Call of Duty résolument tourné vers le futur. Le jeu propulse le joueur en 2054, dans un conflit dominé par la société militaire privée Atlas Corporation.

Le joueur incarne Jack Mitchell, un ancien Marine recruté par Atlas après la perte de son bras et de son meilleur ami au combat. Son nouvel employeur s’incarne dans Jonathan Irons, le PDG charismatique interprété par Kevin Spacey via motion-capture. L’acteur apporte une densité inédite à l’antagoniste principal.

L’exosquelette change tout

La grande nouveauté est l’exosquelette qui équipe les soldats. Il autorise des sauts amplifiés, des boosts horizontaux, des grappins et des poussées au combat. La verticalité redéfinit l’approche des cartes et du multijoueur. Les armes incluent désormais des fusils à énergie dirigée, des grenades intelligentes à cibles verrouillables, des drones tactiques et des missiles guidés.

La campagne solo dure environ sept heures et propose une mise en scène hollywoodienne. Les séquences alternent infiltrations, assauts et moments de pilotage d’exosquelettes lourds. Quelques passages sur rails viennent alléger le rythme. Le scénario reprend les codes du thriller politique, avec une trame de trahison et de vengeance qui tient la route jusqu’au générique.

Un multijoueur verticalisé

Le multijoueur reprend la verticalité au cœur de son game design. Les cartes proposent des tremplins, des murs d’escalade et plusieurs niveaux d’altitude. Le système de classes laisse place à la personnalisation Pick 13, qui permet de choisir 13 éléments — armes, accessoires, pointages, atouts — selon les goûts du joueur.

Le système de Supply Drop introduit les récompenses aléatoires après chaque partie : armes, tenues, bonus cosmétiques. Le mode coopératif Exo Survival remplace les zombies traditionnels et oppose quatre joueurs à des vagues d’ennemis toujours plus nombreuses. Le mode prolonge la durée de vie sans égaler l’intensité du traditionnel mode Zombies de Treyarch.

Exosuits et saut dans le futur

Sledgehammer Games a pris les rênes de cet épisode avec pour consigne d’ouvrir la saga à une nouvelle génération. L’exosquelette Kevin Spacey, porté par tous les soldats de la milice privée Atlas, change fondamentalement la mobilité : double saut, dash latéral, réception silencieuse depuis les hauteurs. Le joueur incarne Jack Mitchell, marine blessé recruté par le directeur d’Atlas Jonathan Irons. L’intrigue se déroule dans un futur proche où les sociétés militaires privées rivalisent avec les États et où Irons cherche à imposer son ordre global.

Une campagne solo bien écrite

La performance capture de Kevin Spacey dans le rôle d’Irons, réalisée avant les affaires judiciaires qui ont ruiné sa carrière, apporte une qualité d’acting rare dans un FPS militaire. Les scènes cinématiques alternent avec des séquences de combat qui exploitent l’exosquelette : infiltrations verticales, extractions en planeur, combats dans la gravité réduite de stations spatiales. La durée de la campagne tourne autour de six heures, ce qui reste dans la moyenne de la saga, mais la densité narrative se démarque.

Multijoueur renouvelé et mode Exo Survival

Le multijoueur intègre l’exosquelette dans la boucle de jeu avec de nouveaux modes adaptés à la verticalité. Le système Pick 13, remplaçant du Pick 10 de Black Ops II, permet de configurer son loadout avec plus de latitude. Le mode Exo Survival reprend le principe de la horde coopérative à quatre joueurs avec des vagues croissantes de robots et de soldats Atlas. Activision a prolongé la durée de vie avec quatre DLC (Havoc, Ascendance, Supremacy, Reckoning) qui ont ajouté des cartes, des armes et une mini-campagne zombie intitulée Exo Zombies avec Bruce Campbell, John Malkovich et Bill Paxton dans les rôles principaux.

Un jalon technique pour la saga

Call of Duty Advanced Warfare marque la transition de la franchise vers les moteurs de nouvelle génération. Les visages humains atteignent un niveau de détail proche du photoréalisme grâce aux textures 4K et aux animations faciales capturées directement. Le titre a vendu plus de vingt-quatre millions d’exemplaires et a lancé une courte sous-trilogie futuriste qui s’est achevée avec Infinite Warfare en 2016. La note de huit sur dix récompense un épisode audacieux qui a su renouveler la formule sans la trahir.

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Points positifs
  • Exosquelette qui renouvelle le gameplay
  • Kevin Spacey impeccable en Irons
  • Multijoueur vertical et nerveux
  • Arsenal futuriste cohérent
Points négatifs
  • Campagne un peu courte
  • Exo Survival moins addictif que les Zombies
  • Supply Drop divise les fans
Verdict
Call of Duty: Advanced Warfare secoue la formule avec ses exosquelettes et Kevin Spacey en guest. Une vraie bouffée d'air futuriste pour la saga.
7.5
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L'auteur
Passionnée par les jeux de rôle japonais, un genre qu’elle a découvert grâce à la saga Final Fantasy et approfondi avec les chefs-d’œuvre sortis ces dernières années, elle s’intéresse au retrogaming, en rejouant à de vieux classiques tels que Monkey Island, Prince of Persia ou d’anciens chefs-d’œuvre signés Nintendo. Antonella a débuté sa carrière de journaliste en Italie, en travaillant pour Gamerepublic, PS Mania et Pokémon Mania. Elle s'installe en France pour étudier la programmation web : c'est grâce à ce parcours atypique que naît Subway Press.
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