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Test de Far Cry 4

Far Cry 4 nous emmène au Kyrat, une région himalayenne fictive coincée entre sommets enneigés et jungles tropicales. On y incarne Ajay Ghale, un jeune Américain revenu disperser les cendres de sa mère dans son pays natal. À peine arrivé, il se retrouve au centre d’une guerre civile entre le régime de Pagan Min et les rebelles du Sentier d’Or. Ubisoft reprend la formule de Far Cry 3 et l’adapte à ce nouveau décor : avant-postes à libérer, tours radio à escalader, une carte immense ouverte à tout moment.

Pagan Min, l’atout maître du Kyrat

Le roi autoproclamé du Kyrat ouvre le jeu en costume rose, cigarette aux lèvres et selfie à la main. Troy Baker lui prête sa voix, et le personnage imprime chaque scène où il apparaît. Il disparaît ensuite pendant de longues heures, ce qui laisse la scène à des chefs rebelles moins charismatiques : Amita et Sabal multiplient les discours mais peinent à se rendre attachants. Le joueur doit choisir entre eux au fil des missions, une mécanique qui veut donner du poids aux décisions sans y parvenir toujours.

Un bac à sable dense

Le Kyrat est vaste. Rizières, forteresses, temples, villages accrochés aux parois : Ubisoft Montreal soigne la variété des biomes et la circulation entre eux. L’hélicoptère léger, le gyroptère, change la donne dès qu’on le débloque : on quitte une route minée par les garde-royaux pour survoler une vallée et fondre sur un avant-poste par le toit. Les éléphants deviennent une monture offensive redoutable, capable de renverser une jeep. Les animaux, tigres, léopards ou rhinocéros, transforment chaque trajet en détour potentiel.

La progression reprend la structure familière : on grimpe à une tour radio pour dévoiler une zone, on libère un avant-poste pour sécuriser un point de voyage rapide, on collecte plumes, masques et journaux. La formule fonctionne mais se répète. Après vingt heures, on sait exactement comment aborder le prochain avant-poste : sniper, grenade, garde endormi par une fléchette, répétition.

Coop, Shangri-La et Arena

Le mode coopératif à deux joueurs couvre l’essentiel du monde ouvert sauf les missions principales. L’arrivée d’un ami en side-car transforme la patrouille la plus routinière en moment mémorable. Shangri-La propose quelques missions oniriques, avec arc, tigre spirituel et palette sépia, qui tranchent avec la violence du Kyrat. L’Arena de Shanath, elle, enchaîne les vagues d’ennemis pour les amateurs de score.

Quelques défauts à signaler

L’IA ennemie reste irrégulière : des gardes qui courent vers la grenade qu’on vient de lancer, d’autres qui nous repèrent à travers un rocher. La structure du monde ouvert Ubisoft montre ses limites, et le scénario secondaire dilue le face-à-face avec Pagan Min. Sur PS4 et Xbox One le jeu tient 30 images par seconde sans trop broncher, mais on sent que la génération précédente a pesé sur l’ambition graphique.

Pour les détails techniques complets, consulte la fiche de Far Cry 4 sur SubwayPress.

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Points positifs
  • Pagan Min, antagoniste mémorable incarné par Troy Baker
  • Le Kyrat, une carte riche avec éléphants et gyroptère
  • Coopération à deux joueurs dans tout le monde ouvert
  • Animaux du Kyrat : éléphants, tigres, rhinocéros
  • Variété des armes et gadgets
Points négatifs
  • Formule Ubisoft qui se répète
  • Ajay Ghale reste un héros transparent
  • Les tours radio et avant-postes se répètent
  • IA ennemie irrégulière
Verdict
Far Cry 4 transpose la recette Far Cry 3 au Kyrat avec succès. Pagan Min et la coopération à deux portent le jeu, malgré une formule répétitive et un héros effacé. Un monde ouvert généreux, parfait pour les fans d’Ubisoft en quête d’évasion himalayenne.
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L'auteur
Passionnée par les jeux de rôle japonais, un genre qu’elle a découvert grâce à la saga Final Fantasy et approfondi avec les chefs-d’œuvre sortis ces dernières années, elle s’intéresse au retrogaming, en rejouant à de vieux classiques tels que Monkey Island, Prince of Persia ou d’anciens chefs-d’œuvre signés Nintendo. Antonella a débuté sa carrière de journaliste en Italie, en travaillant pour Gamerepublic, PS Mania et Pokémon Mania. Elle s'installe en France pour étudier la programmation web : c'est grâce à ce parcours atypique que naît Subway Press.
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