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Test GTA V : Los Santos n’a pas vieilli

Grand Theft Auto V, développé par Rockstar North et édité par Rockstar Games, est sorti en septembre 2013 sur PS3 et Xbox 360, avant une série de portages sur PS4, Xbox One, PC, PS5 et Xbox Series. Le jeu se déroule à Los Santos, transposition caricaturale et soignée de Los Angeles, et reste la référence du monde ouvert criminel plus de dix ans après sa sortie.

Trois personnages, une seule mécanique de bascule

Le joueur incarne trois personnages : Michael De Santa, ancien braqueur rangé en programme de protection des témoins qui s’ennuie dans sa villa de Rockford Hills, Franklin Clinton, jeune débrouillard des quartiers sud qui veut sortir du recouvrement de voitures, et Trevor Philips, psychopathe vivant dans une caravane à Sandy Shores. L’intrigue les réunit autour d’une série de casses orchestrés sous la pression de l’agent corrompu Devin Weston et de l’IAA. Le joueur bascule à tout moment de l’un à l’autre, parfois en plein gunfight pour ouvrir un nouveau front, parfois pour découvrir Trevor en train de poursuivre quelqu’un en sous-vêtements sur l’autoroute.

Une carte qui tient lieu de second protagoniste

La carte couvre la ville, la campagne, les collines, le mont Chiliad et un large fond marin avec ses épaves explorables. Les activités s’enchainent : tennis, golf, plongée, chasse, yoga, courses de drift, missions de récupération de voitures et Bourse virtuelle reliée aux décisions du joueur. Les radios proposent une vingtaine de stations avec des animateurs réels (Flying Lotus, Wavves, Tangerine Dream) et la circulation suit des cycles d’heures de pointe convaincants. Le sentiment d’habiter une ville vivante reste l’un des points forts du titre, dix ans après sa sortie initiale.

Un scénario long et ramifié

Le scénario, écrit par Dan Houser et Michael Unsworth, s’étale sur une trentaine d’heures pour la trame principale. Les casses occupent la colonne vertébrale de l’aventure, avec une phase préparatoire qui demande au joueur de recruter des complices, de choisir une approche (discrète ou explosive) et de récupérer le matériel nécessaire. Les fins multiples, présentées dans la dernière mission, laissent au joueur le choix entre épargner Michael, épargner Trevor, ou tenter d’éliminer leurs ennemis communs. Cette dernière option, considérée comme la fin canonique, offre la conclusion la plus satisfaisante.

GTA Online, le succès qui n’en finit pas

Le mode multijoueur GTA Online, lancé deux semaines après le solo, est devenu un phénomène à part. Rockstar a ajouté année après année des extensions gratuites majeures : braquages de banque, casino de Los Santos, base militaire mobile, course de cargo, casse de l’île de Cayo Perico. La monétisation par cartes Shark a fait débat mais a financé un soutien continu jusqu’en 2025. Les portages successifs ont permis au titre de cumuler plus de cent quatre-vingt-cinq millions d’exemplaires vendus, ce qui en fait l’un des produits culturels les plus rentables de l’histoire.

Un jalon de la décennie

Pendant que GTA VI se prépare pour 2026, GTA V continue d’attirer des joueurs grâce à sa version PS5 et Xbox Series enrichie de modes ray tracing et d’un framerate à soixante images par seconde. La note de neuf sur dix récompense un titre qui a placé la barre très haut pour le genre du monde ouvert et qui a réussi à transformer un simple jeu vidéo en plateforme de divertissement durable.

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Points positifs
  • Trois protagonistes aux personnalités fortes
  • Ville de Los Santos immense et détaillée
  • Scénario cinématographique et réussi
  • Mode GTA Online riche et régulier
Points négatifs
  • Gameplay de conduite parfois brouillon au clavier
  • Certaines missions secondaires répétitives
Verdict
GTA V reste l’une des meilleures réussites de Rockstar Games. Trois protagonistes, une ville gigantesque et un mode en ligne toujours actif en font un incontournable.
9.5
Excellent
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L'auteur
Passionnée par les jeux de rôle japonais, un genre qu’elle a découvert grâce à la saga Final Fantasy et approfondi avec les chefs-d’œuvre sortis ces dernières années, elle s’intéresse au retrogaming, en rejouant à de vieux classiques tels que Monkey Island, Prince of Persia ou d’anciens chefs-d’œuvre signés Nintendo. Antonella a débuté sa carrière de journaliste en Italie, en travaillant pour Gamerepublic, PS Mania et Pokémon Mania. Elle s'installe en France pour étudier la programmation web : c'est grâce à ce parcours atypique que naît Subway Press.
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