Life is Strange, TELLE EST LA VIE

Dontnod abandonne les atmosphères de Remember Me avec un jeu très différent
Life is Strange est un des nombreux nouveaux titres présenté lors de la Gamescom 2014 : dans ce cas, c’est le projet sur lequel a travaillé Dontnod, team de Paris auquel on doit le controversé Remember Me. Les rumeurs sur les risques de fermeture pour le studio français étaient donc infondées puisque l’équipe est plus active que jamais, et Life is Strange n’en est que la confirmation. Par rapport aux travaux antérieurs, dans ce cas, il y a soit deux points de contact soit de détachement: dans le premier cas il faut indiquer la présence d’un personnage féminin, aspect qui est beaucoup discuté ces derniers temps d’une manière plus large à l’intérieur de l’industry.
Les plates-formes sur lesquelles le titre est sorti sont la PS3, PS4, Xbox 360, Xbox One et PC, dans une formule à épisodes (il a été garanti le désir de maintenir une cadence de publication précise et fixe, bien à la Telltale), avec le Season Pass et les prix similaire à ceux imposées par la maison de The Walking Dead et un gameplay similaire à Until Down, jeu dans lequel les développeurs se sont amusés avec les … papillons. Et oui, on parle justement du “butterfly effect“, grâce auquel chaque action effectuée aura, par conséquence, des milliers d’alternatives différentes dans l’histoire (elles sont peut-être un peu trop?). Et que, pour qui encore ne le sait pas, aura comme unique objectif de retrouver la jeune Rachel Amber.

Notre héroïne s’appelle Max, une fille qui a un age hight school, mignonne et timide, qui aime prendre des photos avec une espèce de Polaroid d’autres temps. On dirait donc une étudiante comme les autres : d’ailleurs Max se distingue pour son pouvoir qui lui permet de voyager vers le passé. Evidemment celui-ci est l’élément dans lequel tourne le gameplay de Life is Strange, qui fondamentalement s’appuie sur une aventure graphique structurée en épisodes, pas trop dissemblable des produits similaires de Telltale, pour ainsi dire. Donc, n’attendez-vous pas des zombies ou des créatures monstrueuses : comme nous l’avons vu, l’effort de Dontnod a été celui de créer un produit plus intime, ce qui rend l’intrigue et le développement des personnages son élément clé. Maintenant, après avoir test é l’épisode 1, on en a la preuve.

Un aspect essentiel est la présence d’une amie de Max, Chloe, qui semble être son opposé: cheveux bleu, caractère rebelle, certainement pas solaire, qui semble une sorte de antithèse de la protagoniste. En réalité l’amitié entre les deux est commencée pendant leur enfance, passée dans la normalité la plus absolue: après les affaires de la vie ont divisé les deux jeunes filles autour des 12 ans, ensuite pour les rapprocher une poignée d’années plus tard, cependant, les choses ont beaucoup changé, en particulier pour Chloé devenue orpheline et en contraste avec un beau-père abusif. Ce n’est pas donc une réunion à base de câlins et de baisers, car Chloé ne veut pas pardonner Max pour le fait qu’elle l’a abandonné pendant un moment de grande difficulté.
Life is Strange se déroule donc dans la ville fictive d’Arcadia Bay, dans l’Oregon. L’étudiante Max Caulfield est de retour après 5 ans d’absence. Elle retrouve son amie d’enfance Chloe, et ensemble décident de mener l’enquête sur la mystérieuse disparition de leur camarade de classe Rachel Amber.
Servi par une réalisation ambitieuse et des graphismes dessinés à la main, Life is Strange est une expérience envoûtante, axée sur un scénario captivant où les décisions du joueur et leurs conséquences jouent un rôle déterminant dans le déroulement de l’histoire. Mais il y a plus, car Max est dotée du pouvoir de remonter dans le temps. Dans le jeu, les joueurs ont la possibilité de modifier le cours de l’histoire. Chaque réponse, chaque décision, influencera les évènements du futur et cela on pourra le comprendre grâce à un petit papillon en haut à gauche de l’écran.

Ouvertement inspiré par la mouvance des jeux d’aventure « réalistes » et remplis d’actions contextuelles popularisés par Quantic Dream ou Telltale Games, le jeu de Dontnod offre un contrôle direct de Max et de la caméra, couplé à un maximum de quatre (ré)actions pré-établies à la fois. Il n’a cependant jamais recours – du moins dans ce premier chapitre nommé Chrysalis – aux QTE et autres décisions chronométrées. On peut même dire que la notion de challenge est absente, vu que la majorité des actions sont réversibles, que toutes les interactions possibles avec le décor ou les personnages sont soulignées d’un trait de craie et qu’il suffit d’inspecter rapidement les lieux pour que la solution aux quelques « énigmes » bloquant la progression soit donnée par les pensées de Max ou les propos d’un PNJ. Des éléments annexes et des moments facultatifs où l’héroïne se pose pour faire le point apportent aussi du background et de la crédibilité à l’univers, même si les personnes en charge de l’écriture ont eu la main relativement lourde sur les citations et le name dropping. Un trait de plume presque trop forcé qui contraste avec la qualité générale des dialogues, largement plus naturels et mieux doublés que ceux de Remember Me. A contrario, les monologues intérieurs sont plus inégaux et parfois inutilement descriptifs, en particulier dans les scènes oniriques qui semblent prémonitoires.
Pour le moment, ce que nous aimions est donc sans doute le style graphique, très intéressant, en particulier en ce qui concerne la reproduction des lieux de l’intérieur : la maison de Chloé, par exemple, théâtre de la partie centrale de l’épisode, est en fait constituée avec un soin exceptionnel et une richesse de détails, avec de nombreux éléments interactif. Moins bons, au moins à ce stade du travail, les modèles de personnages qui ont des limites, soit pour l’animation soit pour l’attention aux détails (voir les cheveux, ou la reproduction du visage du beau-père de Chloé).
En tout état de cause, Life in Strange est définitivement un des titres qui méritent d’être suivis, en particulier pour les sujets abordés : Dontnod a été capable de tracer avec délicatesse et crédibilité la personnalité des personnages dans un âge si compliqué et plein d’émotions et contradictions. Nous pouvons faire face sans doute une histoire captivante et touchante qui mérite d’être connue.
Acheter sur Amazon
- Jeux PlayStation 5 best-sellers
- Jeux PlayStation 4 best-sellers
- Jeux Xbox Series X|S best-sellers
- Jeux PC best-sellers
Subwaypress est inscrit au Programme Partenaires Amazon EU. Les liens marqués peuvent générer une commission sans coût supplémentaire pour vous.
