S'abonner
Recevez quotidiennement le meilleur des articles de presse dans votre boîte email.
Les plus consultés

Test: Styx Master of Shadows

Aperçu dans Of Orcs & Men, Styx revient sous les projecteurs, seul cette fois dans une production beaucoup plus aboutie

Développé par Cyanide, Styx: Master of Shadows est une réalité une préquelle à Of Orcs & Men. Styx est un gobelin vieux de deux siècles, le premier de tous les Gobelins, et maître dans l’art de l’infiltration, du vol, et de l’assassinat. Au plus profond de l’immense Tour d’Akenash, là où les Humains et les Elfes dissimulent et protègent l’Arbre source de l’Ambre, se trouve la meilleure chance pour Styx d’amasser une vraie fortune et, peut-être, d’en découvrir un peu plus sur ses origines lors de l’intrusion au sein de la Tour d’Akenash. L’endroit est défendu non seulement par des Humains, mais aussi des Elfes dont la science de la magie n’est pas à prendre à la légère, d’imposants Orcs victimes d’expériences plus ou moins réussies, mais également d’autres créatures bien plus étranges encore. Au fil de votre ascension, vous compléterez de nombreuses missions aux objectifs variés, assassinats, récupération d’information, vol d’objets précieux, etc. Les niveaux sont ouverts, et les objectifs peuvent être remplis de diverses manières : vous êtes ainsi entièrement libre de choisir le meilleur chemin à emprunter, et la meilleure stratégie à appliquer pour atteindre et remplir vos objectifs de mission.

Concernant le gameplay en lui-même, on retrouve un schéma de commandes très classique. Le personnage comporte un indicateur lumineux que ne renierait pas Sam Fisher, vous pourrez bien sur cacher les corps pour ne pas donner l’alarme, et il est même possible d’éteindre les torches à distance avec des boulettes de sable. A ce sujet, n’espérez pas foncer dans le tas, cette perspective n’est pas du tout permise dans Styx, même si l’intelligence artificielle n’est pas toujours très réactive en difficulté normale. Outre la pause qui permet de geler le temps, les personnages gagneront des points de compétence durant la partie, permettant de débloquer de nouveaux combos ou d’améliorer les attaques actuelles. La progression s’avère fort balisée, pour ne pas dire en couloirs, où vous attendent des groupes d’ennemis toujours plus nombreux. Il n’est toutefois malheureusement pas possible d’explorer librement ce monde fantastique.

Une réalisation à la hauteur?

Sur le plan technique, Styx: Master of Shadow tourne sur l’Unreal Engine 3. Le graphisme est plutôt efficace dans l’ensemble, même si les textures manquent de finesse, et les environnements sont souvent très cloisonnés. La direction artistique permet d’effacer bien des écueils, et la tour d’Akenash affiche des environnements très séduisants, et une fluidité d’ensemble appréciable. La physique n’est toutefois pas très réaliste, et certains objets manquent d’inertie. La jouabilité est assez simple d’accès, et reprend un système d’évolution désormais assez classique. Les combats font preuve de tactique, et il est souvent préférable d’attaquer par derrière, tant les ennemis apparaissent grand face à notre petite gobelin.

La bande son s’avère assez soignée, les doublages anglais sont globalement plutôt convaincants à contrario des bruitages un peu creux. La durée de vie est assez bonne puisqu’il faudra une quinzaine d’heures pour en voir le bout. Au fil de la partie, vous accumulerez de expérience et pourrez débloquer dans six arbres de talents de nouvelles compétences, des mouvements spéciaux, ou encore des armes additionnelles. L’Ambre qui s’écoule de l’Arbre Source offre pour sa part des pouvoirs spéciaux, comme la possibilité de vous rendre invisible aux yeux de vos ennemis, ou encore de générer des clones « jetables » de vous-même.

Toujours prêt à attaquer

Styx emprunte quelques éléments du jeu de rôle et propose un système de points de compétences à répartir dans six arbres aux orientations bien définies. Chaque accomplissement d’objectif – principal ou secondaire – accorde des points à répartir entre deux missions dans notre planque située dans les égouts. L’occasion d’améliorer nos talents de voleur pour la plupart étroitement liés à l’ambre, substance rare faisant office de barre de mana pour le personnage. La première capacité est une amélioration temporaire de la vision aidant à détecter les ennemis ainsi que les différents éléments interactifs du décor. Elle est secondée par une aptitude à se rendre totalement invisible pendant une poignée de secondes. Enfin, Styx pourra littéralement vomir un clone de lui-même. Cette charmante bestiole aura bien des usages : passer à travers une grille pour tirer sur un levier, s’agripper à un garde pour l’immobiliser ou encore se cacher dans une caisse pour choper le premier larron ayant le malheur de passer à proximité. Bref, un panel d’outils utiles et amusants qu’il sera néanmoins impossible d’utiliser trop souvent puisque les consommables se font assez rares dans la tour d’Akenash. De ce fait, on privilégiera la plupart du temps un bon vieil assassinat par derrière, dans le feutré.

Pour ce faire, il suffit de s’approcher dans le dos d’un adversaire pour déclencher un assassinat long et discret ou rapide et bruyant selon le temps de pression de la touche associée. En cas de détection, la meilleure option reste bien souvent de prendre la poudre d’escampette tant Styx se révèle fragile. Il est néanmoins possible de contrer certaines attaques en esquivant au bon moment pour ouvrir une fenêtre de riposte. Les puristes préféreront néanmoins recharger leur partie une fois repérés. L’intelligence artificielle fait dans l’ensemble un boulot correct, même si son comportement se montre trop prévisible et tolérant dans les niveaux de difficulté classiques. On prendra donc parfois un malin plaisir à utiliser les faiblesses de l’IA à notre avantage. Si vous êtes familier du genre, il est donc préférable de commencer l’aventure en poussant un peu la difficulté (4 modes sont présents). Selon le type d’ennemi, on adaptera notre façon de jouer, et si les gardes classique ne posent que peu de problèmes, il en ira tout autrement pour les chevaliers en armure, les Elfes ou ces satanées bestioles aveugles à l’ouïe exacerbée. Si certains mouvements bien utiles comme l’élimination depuis les hauteurs ou accroché à un rebord se débloquent via des points de talent, Styx souffre de l’absence parfois gênante de quelques actions pourtant basiques. Il est ainsi impossible de tourner sur un angle lorsque l’on est accroché à une corniche et le personnage aura la fâcheuse tendance à grimper tout seul aux rebords, parfois au nez et à la barbe de gardes lourdement armés. De manière générale, les contrôles répondent plutôt bien et les phases d’infiltration ne souffrent pas de ces quelques imprécisions.

Styx : Master of Shadows s’avère être une très bonne surprise. Un jeu d’infiltration agréable à parcourir, simple à prendre en main, et affichant une réelle personnalité. On appréciera particulièrement la qualité de la direction artistique qui permet de faire oublier quelques écueils techniques. L’atmosphère du jeu est très intéressante et le background est très pertinent, permettant d’aborder une mission selon plusieurs points de vue. Cette réussite passe tout d’abord par un level design aux multiples facettes offrant un grand éventail de possibilités et de rejouabilté, mais aussi par l’atmosphère générale des lieux et le fait de contrôler un personnage bien loin des stéréotypes habituels. 

Pour aller plus loin, consulter la fiche technique de Styx: Master of Shadows.

Acheter sur Amazon

Subwaypress est inscrit au Programme Partenaires Amazon EU. Les liens marqués peuvent générer une commission sans coût supplémentaire pour vous.

Points positifs
  • Gameplay infiltration exigeant et varié
  • Niveaux verticaux avec multiples approches
  • Ton décalé et ironique du gobelin Styx
  • Système de clones original
  • Durée de vie conséquente avec challenges
Points négatifs
  • Réalisation technique en retrait
  • Combats pauvres et à fuir absolument
  • IA des gardes inégale
  • Histoire peu passionnante
  • Animations faciales daté
Verdict
Styx: Master of Shadows est un jeu d'infiltration de série B qui assume ses moyens. Cyanide livre une aventure gobeline travaillée, avec des niveaux verticaux qui demandent de la patience et de l'observation. Les limites techniques et le combat plombent l'ensemble, mais les amateurs de stealth classique y trouveront leur compte.
7.2
Top
Infiltration
Note :
8
10
Level design
Note :
7.5
10
Réalisation
Note :
6
10
Partagez l'avis
L'auteur
Passionnée par les jeux de rôle japonais, un genre qu’elle a découvert grâce à la saga Final Fantasy et approfondi avec les chefs-d’œuvre sortis ces dernières années, elle s’intéresse au retrogaming, en rejouant à de vieux classiques tels que Monkey Island, Prince of Persia ou d’anciens chefs-d’œuvre signés Nintendo. Antonella a débuté sa carrière de journaliste en Italie, en travaillant pour Gamerepublic, PS Mania et Pokémon Mania. Elle s'installe en France pour étudier la programmation web : c'est grâce à ce parcours atypique que naît Subway Press.
Sur le même thème
Notre test de la première saison de Grey's Anatomy, le drame médical de Shonda Rhimes.…
Notre test de Pokémon Épée et Bouclier : Zone Sauvage, Dynamax, confort de jeu et la polémique Dexit.…
Notre test de 2Dark, le survival horror stealth signé Frédérick Raynal (créateur d'Alone in the Dark) et développé par Gloomywood. Verdict, points forts et limites.…
0

    Répondez

    L'adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués *

    Histoire
    Sound Design
    Gameplay
    È richiesta una valutazione minima di 0.
    Si prega di dare una valutazione.
    Grazie per aver inviato la tua valutazione!

    Merci d'avoir soumis votre commentaire !