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La carte de Yakuza: Like a Dragon sera trois fois plus grande que Kamurocho

La carte du monde du jeu d’action Yakuza: Like a Dragon sera trois fois plus grande que Kamurocho, la toile de fond principale de la série jusqu’à présent.

Elle s’inspire de Kabukicho, le véritable quartier des divertissements et des interdits de Tokyo. Kamurocho est le domicile de la famille Dojima, une ramification du clan Tojo. Le quartier est souvent le théâtre de petits et grands conflits entre le clan Tojo et ses rivaux tels que l’Alliance Omi et des conflits internes de clan entre des groupes dissidents des familles Tojo.

Le gratte-ciel Millennium Tower est l’emblème du centre de Kamurocho, il a été construit par la famille Dojima et est un symbole du pouvoir du clan Tojo dans le quartier.

Yakuza: Like a Dragon, du ramassage de canettes aux réunions des actionnaires

Trahi par son ancien mentor dès sa sortie de prison, le protagoniste va démarrer sa nouvelle vie tout en bas de l’échelle. C’est le moins qu’on puisse dire, puisque Kasuga va se réveiller au milieu des poubelles, sans un sou en poche, dans le quartier des sans-abri d’Isezaki Ijinchô où il fera heureusement la connaissance d’un premier allié, Namba.

Dans un premier temps, le joueur aura donc pour but de se faire un peu d’argent en fouillant les distributeurs pour trouver quelques pièces (de 500 yen dans le plus heureux des cas) et surtout ramasser des canettes en tractant un chariot avec un vélo dans le cadre d’un mini-jeu de collecte. Le but sera de récolter suffisamment de canettes pendant le temps imparti en prenant soin de ne pas entrer en collision avec les autres sans-abri exerçant la même activité écologique. Kasuga gagnera d’ailleurs des Eco Points qu’il pourra échanger ensuite contre différents objets ou de l’argent.

Autre moyen de gagner de l’argent et des ressources, devenir membre du site PartTimeJobHero.com et répondre aux requêtes communes des citadins qui iront de l’éviction de délinquants à la recherche de matous égarés en passant par la livraison de commandes. Kasuga gagnera des points pour chaque mission accomplie et verra ainsi son rang d’adhérent augmenter, débloquant par la même occasion des quêtes plus difficiles (et aux récompenses plus intéressantes).

Comme dans n’importe quel RPG, un genre sur lequel ce Yakuza 7 lorgne copieusement, l’argent pourra être dépensé dans des équipements de qualité supérieure, mais aussi dans un système de personnages de soutien. Débloqués au fil des rencontres, ces alliés puissants viendront donner un coup de main pendant les combats mais leurs services ne seront pas gratuits. Prenez par exemple Jay-san le boucher : la moindre intervention de cet ouvrier armé de son gros couperet nécessitera pas moins de 60 000 yen. Mais pour ce prix, Jay-san (parce qu’il ressemble à Jason, vous l’avez ?) inflige l’altération d’état « nervosité » aux ennemis en plus de leur faire certainement très mal.

Passé ces débuts difficiles, Kasuga Ichiban verra son statut évoluer au milieu de l’histoire et s’ouvrira les portes de nouvelles opportunités économiques pour faire face aux ennemis de plus en plus robustes. L’une de ces opportunités sera de se lancer dans les affaires en reprenant une confiserie au bord de la faillite. Propulsé président de l’entreprise, Kasuga devra faire son possible pour redresser la barre, s’occupant aussi bien du recrutement des employés que des levées de fonds, sans oublier de faire face aux redoutables actionnaires lors des assemblées. Il lui faudra se défaire de ses rivaux pour briller en bourse et devenir une puissance économique du tout Yokohama.

Kasuga enfilera le costume de président après avoir fait connaissance avec Eri Kamataki (un des personnages pour lesquels Sega avait organisé une grande audition d’actrices). Eri a hérité de l’entreprise de son père mais un mélange de malchance et de problèmes l’a conduit dans une impasse et c’est une femme littéralement à bout de forces que Kasuga va rencontrer dans la rue et remettre sur pied avant d’écouter son histoire et de relever le défi de l’entreprise.

L’un des temps forts de ce système sera sans nul doute les réunions des actionnaires, lesquelles prendront la forme de batailles argumentatives où il faudra savoir contenter les actionnaires mécontents, rejeter certaines propositions et répondre efficacement aux questions pour obtenir le meilleur pourcentage d’approbation (et se ménager ainsi un meilleur salaire au passage).

Pendant ces débats enflammés, la jauge du président Kasuga se remplira progressivement. Une fois pleine, le kaichô pourra activer sa compétence ultime « Excuse Extrême », une courbette dont l’intensité et la sincérité pourraient bien prendre au dépourvu les actionnaires et calmer leur niveau d’agressivité.

Une fois le portefeuille confortablement rempli, Kasuga pourra commencer à s’équiper plus sérieusement en armes et en protections. Mais aucun équipement n’étant éternel, il lui faudra régulièrement rendre visite à Sumire Sawa, la bricoleuse de la Romance Factory où le joueur pourra faire fabriquer et réparer ses armes. En finançant la Romance Factory, Kasuga pourra en outre demander des équipements toujours plus performants à sa forgeronne des temps modernes.

Qu’est-ce que vous en pensez de Yakuza: Like a Dragon?

À lire aussi : notre fiche sur Yakuza: Like a Dragon.

Un RPG au tour par tour, une rupture pour la série

Le changement de décor va de pair avec un changement de genre. Après six épisodes principaux construits autour du beat’em up en temps réel, Ryu Ga Gotoku Studio bascule le combat en tour par tour, avec des jobs, des personnages de soutien et des attaques spéciales. Kasuga Ichiban, fan de Dragon Quest, se représente d’ailleurs les affrontements de rue comme des batailles de RPG : c’est la justification narrative d’un système qui a fait beaucoup parler au moment de l’annonce.

Isezaki Ijinchô, le quartier de Yokohama qui sert de décor, remplace donc Kamurocho comme terrain de jeu principal. Trois fois plus vaste, il change la façon de se déplacer : les taxis deviennent utiles, les quêtes secondaires se dispersent, et le studio en profite pour multiplier les activités annexes, du karaoké aux courses de karting.

La suite des événements

À l’époque, le jeu était attendu au Japon en janvier 2020 sur PlayStation 4. Il est finalement sorti en Occident le 10 novembre 2020, également sur Xbox Series X|S, Xbox One et PC, devenant l’un des titres de lancement de la génération Xbox. Le succès du virage RPG a été tel que Sega l’a conservé pour la suite, Like a Dragon: Infinite Wealth, et pour Like a Dragon Gaiden: The Man Who Erased His Name. Tous les détails sont réunis dans notre fiche Yakuza: Like a Dragon et dans celle de Like a Dragon: Infinite Wealth.

Le reste de l’actualité se trouve dans la rubrique Jeux vidéo de SubwayPress, et notre sélection des meilleurs JRPG à découvrir devrait intéresser les amateurs du genre.

Où trouver le jeu

Sur Amazon : Yakuza: Like a Dragon, Like a Dragon: Infinite Wealth et les manettes DualSense.

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