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Test Uncharted 4 A Thief’s End : Nathan Drake tire sa révérence

Uncharted 4 A Thief’s End, développé par Naughty Dog et publié par Sony Interactive Entertainment en mai 2016 sur PlayStation 4, conclut les aventures de Nathan Drake. Le jeu a ensuite été porté sur PS5 et PC dans la collection Legacy of Thieves.

Le retour d’un héros retiré

L’intrigue ramène Nathan Drake, retiré des aventures depuis Uncharted 3, dans une dernière chasse au trésor : celui du pirate Henry Avery. Son frère Sam, que Nathan croyait mort depuis quinze ans dans une prison panaméenne, refait surface et l’entraîne sur la piste d’une cité pirate légendaire nommée Libertalia, fondée par Avery et ses complices au large de Madagascar. Le scénario se construit autour de ce retour familial et questionne l’obsession qui pousse un aventurier à reprendre du service même quand sa femme Elena et sa vie tranquille semblent lui offrir tout ce qu’il désirait.

Corde, furtivité et exploration élargie

Le gameplay conserve la formule de la série : exploration, énigmes, phases d’escalade et combats à couvert. Naughty Dog y ajoute une corde détachable qui permet de nouvelles approches verticales, un mode furtif enrichi où Nathan peut marquer ses ennemis comme dans un Splinter Cell, et des environnements nettement plus ouverts que dans les épisodes précédents. Le chapitre de Madagascar propose même une longue séquence en jeep avec plusieurs chemins possibles, ce qui constitue une première pour la série. Les combats restent musclés mais gagnent en lisibilité grâce à une verticalité accrue et à la possibilité de fuir un affrontement qui tourne mal.

Une vitrine technique pour la PS4

La réalisation, signée Bruce Straley et Neil Druckmann, est devenue la référence graphique de la PlayStation 4. Les expressions faciales, capturées par un système de performance capture avancé, donnent une profondeur nouvelle aux dialogues. Les décors enchaînent savanes de Madagascar, ruines coloniales de Libertalia, manoir écossais et prison panaméenne avec une richesse de détails qui forcent l’admiration. Henry Jackman signe la bande-son et reprend les thèmes de Greg Edmonson tout en apportant une couleur plus intime pour ce dernier chapitre.

Multijoueur et mode Survie

Le multijoueur propose du deathmatch par équipes, du capture et le mode Pillage, avec des coffres à débloquer et des skins cosmétiques. Le mode Survie, ajouté par une mise à jour gratuite en décembre 2016, permet de repousser cinquante vagues d’ennemis en coopération à trois joueurs, avec une ambiance plus tournée vers l’horreur surnaturelle. L’ensemble a bénéficié d’un soutien régulier mais sans atteindre la popularité durable des modes solo.

Un adieu qui sait se conclure

Uncharted 4 s’est vendu à plus de quinze millions d’exemplaires et figure parmi les meilleures ventes de la PS4. L’épilogue, qui donne la parole à Cassie, la fille de Nathan et Elena, offre une conclusion tendre à une saga commencée en 2007. Naughty Dog a prolongé l’aventure avec The Lost Legacy, centrée sur Chloe Frazer et Nadine Ross, avant de se consacrer pleinement à The Last of Us Part II. La note de neuf sur dix salue une conclusion maitrisée qui quitte la scène avec élégance plutôt que d’étirer une formule arrivée à maturité.

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Points positifs
  • Réalisation cinématographique de Naughty Dog
  • Exploration variée et environnements superbes
  • Relations entre personnages approfondies
  • Combats et phases d’escalade bien rythmés
Points négatifs
  • Quelques phases de conduite un peu longues
  • Intrigue qui manque parfois de rebondissements
Verdict
Uncharted 4 clôt l’aventure de Nathan Drake avec panache. Naughty Dog signe un opus soigné, émouvant et visuellement magnifique.
9.5
Excellent
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L'auteur
Passionnée par les jeux de rôle japonais, un genre qu’elle a découvert grâce à la saga Final Fantasy et approfondi avec les chefs-d’œuvre sortis ces dernières années, elle s’intéresse au retrogaming, en rejouant à de vieux classiques tels que Monkey Island, Prince of Persia ou d’anciens chefs-d’œuvre signés Nintendo. Antonella a débuté sa carrière de journaliste en Italie, en travaillant pour Gamerepublic, PS Mania et Pokémon Mania. Elle s'installe en France pour étudier la programmation web : c'est grâce à ce parcours atypique que naît Subway Press.
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